Plus que les frais de scolarité

Je précise d’entrée de jeu qu’il s’agit dans ce billet des frais de scolarité que doivent débourser celles et ceux qui fréquentent les universités québécoises. J’ajoute que quant à moi, ils seront toujours trop élevés.

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L’expression «quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se rassure» serait de Nicolas Boileau, écrivain français du XVIIe siècle. Au Québec, le mot rassure a été remplacé par console, mais en fait c’est bel et bien pour se rassurer qu’on se compare.

Justement, j’ai pour vous un tableau comparant les frais de scolarité dans les diverses provinces pour les étudiantes et étudiants du Canada et de l’étranger inscrits à un programme en arts et humanités en 2023–2024.

Sauf dans le cas de la Memorial University of Newfoundland, c’est au Québec que les frais sont les moins élevés au premier cycle. Ce n’est pas le cas au 2e cycle, mais nos frais sont à peu près au milieu.

Ça mériterait d’être nuancé, puisque ça dépend du programme d’études.

Et de l’endroit où est notre résidence.

Le Québec vient de hausser considérablement les frais que doivent débourser les étudiantes et étudiants provenant autant de l’étranger que des autres provinces. Les frais tournent désormais autour de 17 000$ (avec des exceptions dans le cadre d’entente internationales).

En examinant les chiffres, on constate que malgré cette hausse certaines universités canadiennes à l’extérieur du Québec ont des frais plus élevés. Mais plusieurs ont désormais des frais moins élevés quand le lieu de provenance est une autre province canadienne.

C’est en lisant l’article Anglophone students aren’t welcome in Quebec—so I’m leaving que j’ai eu l’idée de cette comparaison avec les autres provinces.

Celui qui a écrit l’article est un Franco-Ontarien venu étudier à Concordia. Il y critique la hausse qui fait doubler ses frais de scolarité. Cet étudiant aurait pu bénéficier d’une exemption et terminer ses études actuelles sans payer de frais plus élevés. Il aurait pu aussi demander une résidence permanente au Québec, ce qui aurait fait en sorte qu’il paierait désormais les frais en tant que Québécois.

En lisant l’article, on comprend que son malaise est plus profond. Lui et sa compagne sont en fait déçus que le Québec, contrairement au reste du Canada, ne soit pas une société multiculturelle.

On comprend que pour eux, multiculturalisme veut dire pouvoir se sentir accueilli même si sa compagne ne parle pas français et que lui le parle avec un dialecte franco-ontarien, comme il le précise, ce qui lui vaut de voir ses interlocuteurs francophones passer à l’anglais (ce que je trouve personnellement déplorable).

Contrairement à ce qui semble l’opinion de la majorité au Québec, je suis ouverte à ce qu’un plus grand nombre de personnes fassent le choix de vivre ici.

Par contre, je suis consciente qu’il faut faire en sorte que le Québec, en particulier Montréal, demeure fortement francophone.

Tout en protégeant les droits de la minorité anglophone.

Ce qui est beaucoup plus compliqué qu’un simple ajustement des frais de scolarité.


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