Les feux de foyers tuent

On meurt toutes et tous un jour mais franchement, je préfère mourir à petit feu que de mourir de la fumée des poêles à bois.

#Environnement #Sante

Sur le site de Santé Canada, on lit ce qui suit: la fumée provenant des poêles à bois et des foyers peut nuire à votre santé. Il me semble que j'aurais ajouté «et à la santé de toute personne qui la respire».

Les statistiques sont en effet formelles, les particules fines provenant du chauffage au bois tuent 1400 personnes par année au Québec. La liste des principales parmi ces particules tueuses est sur le site de Santé Canada.

Vous me direz que le nombre de décès causés par la fumée du chauffage au bois, ce n'est rien comparé au tabac qui lui, tue plus de 13 000 personnes par année au Québec, mais ce sont tout de même 1400 personnes qui auraient pu vivre plus longtemps.

Selon l'Association pulmonaire du Québec, un foyer ou poêle au bois émet autant de particules fines en 9 h qu’une voiture qui roule 18 kilomètres ! Quand les appareils de chauffage au bois ne sont pas aux normes du jour, ils contribuent même à la formation du smog en milieu urbain.

Depuis les feux de forêts de cet été, qui ne connait pas les effets nocifs du smog?

J'étais bien contente au début du mois quand ma ville (Québec) a décidé d'interdire le chauffage au bois quelques jours à cause de la mauvaise qualité de l’air. Mais notre maire s'est vite retrouvé au coeur de la tourmante. Les propriétaires d'appareils de chauffage au bois étaient furieux.

Je me demande si c'est de l'inconsience ou le résultat d'un profond égoisme. Quoiqu'il en soi, c'est un débat qui prend de l'ampleur dans l'ensemble du Québec, comme le souilgne le journaliste Philippe Mercure dans La Presse.

D’abord, il oppose santé publique et libertés individuelles. Ça vous rappelle les masques et les vaccins pendant la pandémie ?

Ensuite, il touche à des habitudes bien ancrées, voire à un mode de vie, qui se voient maintenant menacées par des gens en train de brandir des études scientifiques. On peut faire un parallèle avec les changements climatiques.

J'ai moi-même vécu plusieurs heures de plaisir autour de feux de camp ou devant un foyer chez mes parents, autant avant de vivre ma vie d'adulte que quand j'allais les visiter par la suite.

J'avoue que j'aurais été tentée par un foyer si ça avait été possible là où j'ai choisi de m'installer il y a plus de 20 ans déjà.

Non loin de chez moi,certains soirs d'hiver, je vois des cheminées d'où sort de la fumée. Chaque fois que l'odeur de cette fumée de feux de bois parvient jusqu'à mes narines, je suis prise dans un dilemme: j'aime beaucoup cette odeur, mais je sais qu'elle n'est pas sans danger pour ma santé.

Comment combiner cette nostalgie du passé et le désir du présent de vivre longtemps et en santé?

C'est le dilemme qu'il faut résoudre au Québec.

Avant d'en mourir.


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