Émission ConTempo du 25 octobre 2021 sur CKIA-FM 88.3

Désormais les lundis soir de 22 h 00 à 24 h 00, ou en différé via la baladodiffusion (podcast), je vous invite à découvrir des œuvres actuelles et à faire connaissance avec celles et ceux qui les créent.

La première compositrice, Ewa Fabianska-Jelinska, possède un doctorat en composition et en théorie musicale. Présentement, elle est professeure à l’Académie de musique Ignacy Jan Paderewski de Poznan. Née en 1990, elle compte, outre sa musique de scène et ses nombreux arrangements, plus d’une centaine de compositions à son actif, écrites pour divers ensembles et dans divers genres, notamment des œuvres vocales, des concertos solos, des œuvres symphoniques. L’œuvre que j’ai choisi d’elle, Sonate pour alto et piano, provient de l’album Ewa Fabianska-Jelinska : Chamber Music (Label : DUX) .

La pièce suivante est du compositeur Benoît Sitzia, née en 1990. Elle s’intitule Rayuela pour quatuor de saxophones. Elle est inspirée de la marelle (rayuela en espagnol). Elle fait partie de l’album Tableaux (Label : DUX). L’album permet à l’ensemble Rayuela de partager avec le public les deux aspects qui définissent leur ensemble : l’envie de se rapprocher des grandes œuvres du répertoire de la musique classique qui n’ont pas été écrites pour le saxophone, comme les « Tableaux d’une exposition » de Modest Moussorgsky que l’on retrouve dans l’album, et la présentation d’œuvres contemporaines. Quant à Benoît Sitzia, très engagé dans le milieu de la musique contemporaine, il est président et cofondateur du Collège Contemporain, un regroupement de compositeurs, d’interprètes, d’ensembles et de musicologues et il dirige l’ensemble Ars Nova.

La prochaine œuvre est de la compositrice Jennifer Higdon, née à Brooklin le 31 décembre 1962. Ses œuvres sont parmi les plus jouées aux États-Unis. Higdon a appris par elle-même la flûte à l’âge de 15 ans, mais à l’époque elle ne s’intéressait pas tant à la musique classique. J’aime à imaginer qu’elle fut influencée par le groupe légendaire rock britannique Jethro Tull. La pièce présentée dans l’émission, s’intitule Secret and Glass Gardens, (Label : Bright Shiny Things). Le jardinier qui nous amène dans ce lieu imaginé par Jennifer Higdon est le pianiste Stewart Goodyear. Il était venu à Québec en novembre 2020, dans le cadre d’un concert offert via le Web par l’Orchestre symphonique de Québec.

Nous enchaînons avec Piano Trio, une version pour violon, contrebasse et piano du Double Concerto pour violon, violoncelle et orchestre de Jesper Nordin. Né à Stockholm en 1971, Nordin a étudié au Conservatoire royal de musique de Stockholm, à l’IRCAM à Paris et à l’Université de Stanford aux États-Unis. La musique folklorique suédoise, le rock et la musique improvisée font partie de ses principales influences. À l’origine, la pièce que j’ai choisie repose sur un air folklorique, une marche nuptiale du nord de la Suède. Nordin avait longtemps songé à en faire une version pour musique de chambre.

La prochaine œuvre, Horo horo hata hata, est de la compositrice Santa Ratniece. Il s’agit d’une œuvre qui évoque un monde d’animisme et de chamanisme inspiré de la langue et de la culture du peuple Ainu de l’île d’Hokkaido au Japon. Elle est interprétée par l’Ensemble The Crossings dans l’album Rising w/ The Crossing (Label: New Focus Recordings). Santa Ratniece est née en 1977 à Jelgava en Lettonie. Elle a d’abord appris le piano, puis elle a fait des études en composition et en musicologie. J’ai lu à propos de Santa Ratniece qu’elle possède une esthétique harmonique unique, à l’intersection de la musique notée et de l’art sonore.

Une œuvre maintenant du compositeur Polonais Marcin Stanczyk. Né en 1977, il est titulaire d’un diplôme de droit de l’Université de Lódz, ainsi que des diplômes en théorie de la musique et en composition de l’Académie de musique de Lódz. Marcin Stanczyk dit s’intéresser à la perception du temps, de l’espace et du geste en musique, ainsi qu’aux aftersounds (des sons qui demeurent audibles après que leur source a cessé de le produire), idée inspirée du phénomène optique d’image résiduelle, exploré dans les années 1940 par un peintre polonais avant-gardiste. De lui, je vous présente Geysir – Grisey, une œuvre qui provient du récent album Mosaïque (Label : KAIROS).

La prochaine pièce, Long Waves and Random Pulse, provient de l’album Wild at Heart (Label : Sono Luminus), second album de la série Chaconne Project, une collection de chaconnes contemporaines qui font écho à la célèbre chaconne de Bach, dernier des cinq mouvements de la deuxième partita pour violon seul en Ré Mineur BWV 1004. Toute la musique de l’album, interprétée par la violoniste Pauline Kim Harris, est pour violon solo, acoustique seulement. L’œuvre que j’ai choisie est de Annie Gosfield, une compositrice née en 1960. À l’origine, la pièce d’Annie Gosfield a été composée pour violon et bande sonore, une version qu’elle a mise dans Soundcloud, pour les curieux.

La dernière œuvre de l’émission, Romance-Fantasy, est du compositeur Robert Pollock. Elle provient de l’album Entertwined : Compositions by Robert Pollock from 5 Decades (Label : Furious Artisans) qui nous présente sept de ses œuvres composées entre le milieu des années 1970 et 2007. Né en 1946 à New York, Pollock a fait des études en piano et en composition. En tant que pianiste, il a créé plus d’une centaine d’oeuvres, contribuant ainsi à mettre en valeur le répertoire de notre époque. En tant que compositeur, son catalogue compte plus de 140 œuvres. Sur son blogue, le guitariste William Anderson écrit que Pollock canalise toutes les potentialités de la guitare, potentialités acquises tout au long de son développement historique. Si ça vous intéresse d’en savoir davantage, voici un lien vers l’article où Anderson y va d’explications détaillées.

C’est tout pour cette semaine. Vous pouvez soutenir la radio communautaire CKIA-FM 88.3 en vous rendant sur cette page.

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Playlist Spotify de ce qui a joué: